SENAGRICULTURE:  LE POUMON VERT DES MEDIAS AU SENEGAL

C’est en décembre 2016 que  SENAGRICULTURE« fleurit » dans l’univers médiatique sénégalais ombragé par une pléthore de sites faisant la politique et le people leurs sujets favoris. Un terreau loin d’être fertile pour sa bonne éclosion, mais son initiateur a déjà franchi le rubicond en ayant bon pied et bon œil. Dans sa vision, l’agriculture et l’élevage. Ces deux piliers qui sous-tendent ce média et en font, aujourd’hui, une plateforme de référence. Difficile furent ses débuts, mais la différence a un coût surtout lorsque les contenus médiatiques ont orienté le regard du grand public vers un désert thématique.

Ce média se nourrit ainsi de la différence pour établir une rupture dans le fond mais aussi dans la forme. Un choix judicieux qui s’inscrit dans la logique d’enlever les œillères du public afin de les orienter vers les secteurs clé pour le développement d’un pays avec comme principale cible, la jeunesse. Alors focus sur l’agriculture et l’élevage avec des articles, des analyses, des reportages, des interviews, des vidéos et des émissions sur ces thèmes qui, jadis, étaient les parents pauvres de beaucoup de  contenus médiatiques.  Un grand challenge pour ce média qui est entrain d’élargir ses tentacules tout en restant fidèle à ses principes. Selon  Seydina Ibrahima Faye, un jeune entrepreneur qui  a lancé ce média avec un esprit innovant ne débordant guère son ambition sans cesse grandissante pour centraliser l’esprit entrepreneurial des jeunes vers  ces sujets favoris, SENAGRICULTURE s’active « à créer un modèle pour attirer la jeunesse à travers différents canaux digitaux. Ainsi, l’objectif est de joindre le digital de la communication et l’agriculture mais aussi permettre à une demande urbaine de pouvoir s’informer sur ce qui se fait dans les zones rurales ». Cet objectif  prend appui sur les initiatives entrepreneuriales dans le secteur agropastoral au Sénégal et dans la sous-région  tout en  accompagnant ces acteurs aussi bien en termes de commande de formation de gestion et d’événementiel à travers des réseaux interprofessionnels.

Ibrahima FAYE, fondateur de SENAGRICULTURE

 

D’un site web comme révélation en passant à un web tv comme progression pour en arriver à la production  d’un magazine comme confirmation, SENAGRICULTURE apporte ainsi une révolution dans le milieu des médias avec des formations sur des exploitations agricoles qui permettent d’insister sur la pratique et des incubations. Tout cela sous l’œil d’une caméra qui enregistre pour la production d’émissions consacrées aux adeptes de l’agriculture et de l’élevage.

Aujourd’hui, c’est plus de 2 millions de followers sur le web et plus de 50000 abonnes via les réseaux sociaux. Des chiffres qui témoignent aujourd’hui sa place dans la mosaïque des médias sénégalais mais qu’ils sont surtout une  aubaine pour encourager les investisseurs nationaux comme internationaux d’ «envahir »  le secteur primaire sénégalais. Quid pour les entreprises qui veulent plus communiquer leurs produits et qui trouvent dans ce média une meilleure vitrine pour les diffuser.

SENAGRICULTURE a fini de séduire son audience, confirmer sa présence et d’assurer sa constance dans sa ligne éditoriale qu’il focalise sur l’agriculture et l’élevage.  Rien que deux ans d’existence dans l’univers médiatique pour susciter des critiques positives comme celles de Thione Niang, le créateur de Give1project et co-fondaqteur de Akon Lighting Africa, qui, à travers une interview qu’il a accordée à ce média, profère sans ambages : « SENAGRICULTURE est un média qui rompt avec la tradition de la presse sénégalaise d’autant plus qu’il pousse les sénégalais à concentrer leurs énergies sur l’agriculture et l’élevage, des piliers essentiels qu’aucun pays ne peut subjuguer à d’autres priorités s’il veut marcher sur le chemin de l’émergence et du développement ».

 

PAPA ALIOUNE SARR

Add Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *